Réunion en mairie hier, présidée par Jean-Robert Lefèvre, Directeur pôle de proximité auprès du Cabinet du Maire, en présence de plusieurs responsables de services municipaux dont la direction de l'éducation, de deux représentants de Bouygues (opérateur de l'antenne de Ventabrun), de trois parents d'élèves dont une représentante de l'association Priartem.

Cette réunion était la deuxième réunion en mairie avec l'opérateur. Au cours de la première réunion, en décembre 2011, Véronique Paquis , adjointe au maire, et Jean-Robert Lefèvre nous avaient affirmé la volonté du maire de voir cette antenne démantelée. Cette volonté est réaffirmée au cours de la réunion. Dans la même réunion de 2011, les représentants de Bouygues nous avaient dit qu'ils lançaient une campagne d'étude pour trouver un autre emplacement qui leur permette de garantir la même qualité de service sur la zone d'émission concernée par cette antenne.

Hier, Bouygues nous a présenté ses premiers résultats: "pas de réponse satisfaisante des propriétaires dans le quartier pour l'instant". L'opérateur annonce également qu'il y aurait une possibilité d'utiliser un bout de terrain municipal sur une colline en face à l'ouest de Ventabrun, si la mairie voulait bien le vendre à l'opérateur ( car la mairie ne veut plus d'antennes sur ses propre terrains...), et si il n'y a aucune gène pour le voisinage.  La mairie doit étudier le cas. Une deuxième possibilité évoquée serait de pouvoir descendre l'antenne plus bas dans le terrain du propriétaire actuel.

L'opérateur n'évoque pas la possibilité de désactiver ses antennes pour éviter l'exposition des enfants. L'opérateur, comme la mairie, prétendent que l'exposition actuelle des enfants est sans danger, "ainsi que les mesures le prouvent. "

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A ce propos, un conflit a éclaté dans cette réunion, entre le représentant de la mairie et moi-même, sur ma demande de mesures indépendantes des opérateurs.

En effet, je dénonce la validité des mesures précédemment effectuées:

-les mesures déja effectuées sont toutes payées par un fond fourni par les opérateurs.

-les bureaux de contrôle utilisent un protocole de mesure officiel qui ne prend en compte que la moyenne d'exposition, ne tient pas compte des points chauds ( zones précises dans lesquelles des conjonctions d'ondes créent une exposition très importante), ni des valeurs maximales d'exposition, ni de nombreux autres paramètres pourtant importants du point de vue de la santé. Ce protocole est dénoncé par toutes les associations pour son laxisme. Nous apprenons au cours de la réunion qu'un nouveau protocole vient d'être adopté et sera bientôt fonctionnel.

-les bureaux de contrôles, payés par les opérateurs, sont soupçonnés par de nombreuses associations et collectifs d'informer les opérateurs ( un de leurs principaux clients) de leurs campagnes de mesure, ce qui permettrait aux opérateurs de baisser à volonté le débit des antennes au moment du contrôle.

La mairie rappelle son refus de mesures indépendantes (voir billet sur ce sujet sur le site) utilisant un autre protocole que celui accrédité par l'état, et jean-Robert Lefevre dénonce mon attitude "maladive " d'insister pour avoir des mesures indépendantes  des opérateurs ( pourtant à nos frais).

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Propositions évoquées par le collectif et réponses des participants:

-Je propose de faire des travaux pour réduire l'exposition des enfants dans les classes, avec des revètements muraux spécifiques faisant cage de Faraday, et fréquemment utilisés pour se prémunir des champs électro-magnétiques. Jean-Robert Lefèvre évacue instantanément toute idée de travaux, "puisque l'exposition est très faible ". Cette solution rapide pourrait pourtant régler très rapidement l'exposition des enfants. Du point de vue financier, ces frais pourraient être supportés par l'opérateur ou par TDF, le propriétaire de l'antenne, qui la loue à Bouygues. ( Bail jusqu'en 2016)

-Je propose de chercher une voie règlementaire pour que Bouygues puisse mutualiser ( partager) ses émissions avec les 5 ou 6 autres antennes des autres opérateurs qui couvrent la même petite zone, comme le fait actuellement Free avec Orange, et éteigne l' antenne qui impacte nos enfants. Le représentant de Bouygues prétend que celà n'est pas possible pour des raisons techniques, commerciales et règlementaires.

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Propositions évoquées par la Mairie:

La Mairie va écrire au gestionnaire de l'antenne TDF, qui a contrat avec le propriétaire du terrain, pour lui demander le déplacement de l'antenne.

La Mairie va à nouveau contacter le propriétaire, pour lui proposer le déplacement de l'antenne plus bas dans son terrain.

Le protocole de mesure officiel ayant changé il y a quelques semaines, la mairie propose de faire faire de nouvelles mesures dès que les bureaux de contrôle seront au point. Jean-Robert lefèvre, et également le représentant de Bouygues nous préviennent que les chiffres des taux d'exposition seront "plus importants avec ce nouveau protocole "...Je suis stupéfait d'entendre cette remarque venant des représentants municipaux, qui sont manifestement très bien informés, alors que ce nouveau protocole est encore invisible sur les sites de l'Agence nationale de fréquences et de l'organisme d'accréditation COFRAC.

La Mairie continue d'aider l'opérateur dans sa recherche de nouveaux emplacements pour déplacer l'antenne.

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en résumé, du point de vue des enfants qui sont exposés encore à l'heure où j'écris ce mot, pas d'évolution. Nous prenons cependant acte de la volonté municipale de faire bouger les choses, mais regrettons que des pressions plus importantes contre l'opérateur ou le propriétaire de l'antenne ( TDF) ne soient pas effectuées.

Rendez-vous jeudi à la préfecture avec le secrétaire général....