Dans l'article du 12 janvier de Nice-Matin, BOUYGUES conteste que des mesures ont montré des irradiations allant jusqu'à plusieurs volts par mètre dans l'école.

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Les mesures de 2009:

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(2009, il y a plus de 3 ans, alors que les smartphones et les tablettes 3G n'étaient pas aussi nombreux et utilisés qu'aujourd'hui)

Ce sont pourtant bien des mesures officielles à la demande de la ville de Nice, qui ont lieu à Ventabrun, le 5 novembre 2009, par le laboratoire d'essai AExpertise, accrédité COFRAC, selon le protocole ANFR/DR15 2.1, et qui montrent par exemple des taux d'exposition MOYENNE de plus de 2 volts par mètre à l'intérieur du logement de fonction du directeur, qui se situe au dessus des classes de maternelle. Cette mesure a été effectuée en milieu de matinée, un moment de trafic assez calme. Imaginons ce que celà pourrait être aux heures de pointe. Je tiens l'ensemble du rapport à la disposition des parents.

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Dans la classe de Monsieur Selme ce jour-là, à l'école primaire, la mesure à l'analyseur de spectre montre, à cette heure-là de trafic léger, uniquement sur la fréquence du GSM 1800, un champ éléctrique EXTRAPOLÉ de 1,4 volts/m.

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Qu'est-ce qu'une exposition moyenne ? Qu'est-ce qu'un champ électrique extrapolé ?:

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Le protocole en vigueur en 2009 ne tient pas compte des valeurs d'exposition maximale des enfants, mais d'une moyenne, calculée avec plusieurs coefficients à partir d'une mesure sur 6 minutes seulement. C'est donc une estimation qui est fournie, qui ne tient pas compte des pics constants que reçoivent les enfants. Or, en milieu de matinée, le trafic téléphonique est bien plus faible qu'à d'autres heures où les gens utilisent énormément leur téléphone portable.

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Quelle est l'exposition des enfants pendant les gros pics de trafic ?

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On ne le saura jamais  par des mesures officielles car les protocoles de mesures ne l'intègrent pas. Seules des mesures indépendantes, que nous réclamons depuis un an maintenant, le montreraient.

Mais, par deux fois, par une lettre signée de Christian ESTROSI, puis une lettre signée de Véronique Paquis, LA MAIRIE A REFUSÉ DES MESURES INDEPENDANTES, REFUSÉ UNE EXPERTISE INDEPENDANTE (à nos frais), par le meilleur laboratoire indépendant de France, sous prétexte que l'organisme de mesure n'est pas accrédité COFRAC, l'organisme qui sert au verrouillage de de ce juteux marché de la téléphonie, alors que des mairies partout en France les autorisent avec intérêt pour protéger leur citoyens.

On se demande bien pourquoi la mairie refuse des mesures sérieuses...montreraient-elles d'autres taux d'exposition ?

 

Nos propres mesures dans des classes de primaire, avec du matériel non professionnel, sur une courte durée également, hélas, ont montré des pics jusqu'à 15 volts par mètre, et une exposition moyenne dans certains points chauds ( zones de conjonction des ondes dues à l'architecture) supérieure à 3 volts par mètre. Nous n'avons pas la possibilité de mesurer mieux par nous-mêmes, ni la compétence et l'autorité pour le faire aussi bien qu'un laboratoire indépendant.

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Les mesures que nous désirons, telles que nous l'avons indiqué dans notre demande, utilisent pourtant un protocole bien plus contraignant de celui de l'ANFR, le protocole de l'INERIS, l'Institut National de l’EnviRonnement Industriel et des RisqueS. 

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Voir aussi sur ce site:

-les deux articles sur les refus de mesures indépendantes

-les incroyables mesure de décembre 2012 (article "réunion préfecture Dec 2012)